| Lumières et couleurs entre science et Coran |
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Allah a voulu faire de son Livre Saint, un miracle pour tous les temps. Et comme nous vivons une époque de scientisme rigoureux, où les hommes ne croient qu’au réel et au concret, le Coran est venu avec des merveilles dans ce domaine précisément. Sans que ce soit une encyclopédie ou un traité scientifique au sens moderne du terme, les quelques allusions que le Coran fait à des phénomènes naturels n’ont pu être explicitées et démystifiées que 15 siècles après sa révélation. Il a tenu ainsi à nous prouver qu’il est parole de l’Intelligence Suprême qui a conçu et confectionné cet univers, qu’il est vérité et qu’il est impossible qu’il soit l’œuvre d’un humain, et encore moins celle du Messager analphabète Mohammed. Nous allons leur montrer nos merveilles dans les horizons et dans leur être, jusqu’à ce qu’il leur apparaisse clairement que c’est la vérité, (S41-V53) Pour convaincre les incrédules et les sceptiques, nous allons aborder un sujet aussi passionnant que délicat. Nous allons tenter de voir comment est-ce que le Livre de l’Islam a fait mention des différentes couleurs qui embellissent notre environnement naturel et artificiel et quel est l’impact de la science moderne dans l’explication de certaines finesses enfouies dans ses Versets. Pour commencer, nous allons élargir notre champ de vision en nous intéressant d’abord à la lumière génératrice des ombres, et des couleurs. 1- La lumière et l’œil humain 2- Les couleurs entre tradition et science exacte 3- Couleurs additives et soustractives 4- L’arc-en-ciel 5- L’ombre 6- La lumière dans le Coran Il serait fastidieux de vouloir appréhender ce vaste sujet dans un article ; nous allons nous contenter de nous intéresser aux grandes définitions physiques et coraniques de la lumière. Définition physique : La lumière est une énergie émise par certains corps actifs, sous forme de particules élémentaires appelées photons. Ces particules évoluent dans le vide à la vitesse de 299 792 458 m/sec, sous forme d’ondes électromagnétiques. Les longueurs d’ondes détectées à nos jours varient d’une façon continue entre 0,01 10-9 m pour l’énergie nucléaire et 1Km pour les ondes radio. Voir schéma ci-dessous. Le spectre visible occupe dans cette gamme une plage étroite de longueurs d’ondes variant entre 400 et 700 10-9 m. ![]() Le spectre électromagnétique (le spectre visible correspond aux couleurs en bas du schéma) Il n'y a aucune limite exacte au spectre visible : l'œil adapté à la lumière possède généralement une sensibilité maximale à la lumière de longueur d'onde d'environ 550 nm, ce qui correspond à une couleur jaune-verte. Généralement, on considère que la réponse de l'œil couvre les longueurs d'ondes de 380 nm à 780 nm bien qu'une gamme de 400 nm à 700 nm soit plus commune. Cette gamme de longueur d'onde est importante pour le monde vivant car des longueurs d'ondes plus courtes que 380 nm endommageraient la structure des molécules organiques tandis que celles plus longues que 720 nm seraient absorbées par l'eau, constituant abondant du vivant1. Ces extrêmes correspondent respectivement aux couleurs violet et rouge. Cependant, l'œil peut avoir une certaine réponse visuelle dans des gammes de longueurs d'onde encore plus larges. Je ne jurerais point par ce qu’ils voient ni par ce qu’ils ne voient pas. (S69-V38) Bien que de même nature que la lumière visible, l'ultraviolet (UV) et l'infrarouge (IR) sont souvent considérés comme « lumière » mais ne sont pas visibles par les humains. Ils sont par contre visibles par certains animaux, certains oiseaux, poissons ou insectes. Newton divisa le spectre en sept couleurs nommées : rouge, orange, jaune, vert, bleu, indigo et violet ou « ROJVBIV ». Il choisit sept couleurs à cause d'une croyance venant des anciens philosophes grecs, qui faisait un lien entre les couleurs, les notes de musique, les objets connus du système solaire et les jours de la semaine. L'œil humain est relativement insensible aux fréquences de l'indigo, et certaines personnes ayant une bonne vue ne peuvent distinguer l'indigo du bleu ou du violet. Pour cette raison, certains critiques dont Isaac Asimov ont suggéré que l'indigo ne devait pas être regardé comme une couleur mais simplement comme une ombre du bleu ou du violet, d'autres émettent l'hypothèse que Newton avait une vision heptachromique2. 3- Couleurs additives et soustractives Une couleur primaire ou élémentaire est une couleur dont le mélange avec ses homologues permet de reproduire une grande palette de couleurs (théoriquement l'ensemble des couleurs visibles). Pour la synthèse additive (lumière), les couleurs primaires sont le rouge, le vert et le bleu ; pour la synthèse soustractive (peinture & imprimerie), il s'agit du magenta, du cyan et du jaune. Synthèse additive : des rayons de lumières se superposent. Leur mélange donne le blanc. ![]() La synthèse soustractive : des pigments sont mélangés, la lumière absorbée. On est dans noir Dans les yeux humains, il existe deux capteurs : les bâtonnets sensibles à l'intensité lumineuse et trois types de cônes sensibles aux couleurs. Ils absorbent les photons dans des bandes de longueur d'onde correspondant approximativement au bleu, au rouge et au vert et couvrant ensemble tout le spectre de ~400 à ~800 nm. Si de la lumière verte arrive dans l'œil, seuls les capteurs du vert sont activés et le cerveau voit du vert. Si de la lumière jaune arrive, les capteurs du vert et du rouge sont activés et le cerveau décode du jaune ; le cerveau percevrait la même couleur jaune si de la lumière verte et de la lumière rouge entraient dans l'œil en quantité adéquate pour produire la même stimulation des capteurs de rouge et de vert. Ces trois types de cônes expliquent donc la tridimensionnalité de la décomposition chromatique que les humains utilisent. 3- L’arc-en-ciel Un arc-en-ciel est un phénomène optique et météorologique qui rend visible le spectre continu de la lumière du ciel quand le soleil brille pendant la pluie. C'est un arc coloré avec le rouge à l'extérieur et le violet à l'intérieur. Bien qu'un arc-en-ciel couvre un spectre de couleurs continu, il est courant de distinguer plusieurs couleurs significatives afin de pouvoir mémoriser l'ordre de celles-ci. Isaac Newton découpa arbitrairement l'arc-en-ciel en sept couleurs : rouge, orange, jaune, vert, bleu, indigo et violet (voir ci-dessus) ![]() Manifestation naturelle de la lumière : Décomposition de la lumière blanche du soleil sur l’arc-en-ciel ![]() Arc-en-ciel, vu de dessus L'arc-en-ciel contient un dégradé de couleurs recouvrant toutes les teintes, sauf le magenta (ligne des pourpres voir ci-dessous). On peut observer l'effet d'un arc-en-ciel toutes les fois où il y a de l'eau en suspension dans l'air et qu'une source lumineuse (en général le Soleil) brille derrière l'observateur. Les arcs-en-ciel les plus spectaculaires ont lieu lorsque la moitié du ciel opposée au Soleil est obscurcie par les nuages mais que l'observateur est à un endroit où le ciel est clair. Un autre endroit commun où l'on peut voir cet effet est à proximité de chutes d'eau. Bien qu'on puisse voir que l'arc-en-ciel est en fait un dégradé, de nombreux dessinateurs choisissent de représenter l'arc-en-ciel par des bandes de couleur monochromes — généralement les sept du découpage de Newton. ![]() Dans un diagramme de chromaticité les couleurs de l'arc en ciel sont celles situées sur la ligne supérieure, la base formant la ligne des pourpres L'arc-en-ciel contient une infinité de couleurs. Le spectre lumineux, y et dissocié par le phénomène de la réfraction ; ce qui signifie qu'il n'y a pas de frontière réelle entre les couleurs. Il ne possède par contre qu'une partie de toutes les couleurs existantes : les couleurs saturées monochromatiques. C'est ainsi que le magenta n'est pas une couleur de l'arc-en-ciel. Le spectre s'étend du violet au rouge, et le magenta serait plutôt directement entre le rouge et le violet, sur la ligne des pourpres. Si le magenta est absent de l'arc-en-ciel, c'est parce qu'il ne correspond à aucune radiation pure. Cette couleur ne peut être obtenue que par combinaison de radiations, alors que l'arc-en-ciel résulte précisément de l'émission de chaque radiation du spectre lumineux dans une direction différente, comme la décomposition de la lumière obtenue à travers un prisme. Souvent, pour représenter toutes les couleurs, on ajoute le magenta au spectre, et on obtient une roue chromatique. Mais il ne faut pas oublier que cet ajout est arbitraire. Après ce très bref tour d’horizon dans l’optique, revenons au Coran et voyons d’abord comment il traite de la lumière, puis des couleurs. Jeu éducatif : Voulez-vous vous amuser avec vos enfants à un jeu éducatif et reconstituer votre lumière « noire et blanche »? Faite l’expérience suivante : prenez un ventilateur trois pales et collez sur chacune d’elle une des trois couleurs fondamentales mentionnées ci-dessus. Faites tourner le ventilateur à différentes vitesses ; trompé par l’effet de la vitesse, votre œil verra les images suivantes :
Au lieu des trois couleurs additives, vous verrez une couronne blanche et au droit des couleurs soustractives vous verrez une couronne noire. La référence wikipedia ci-dessous dit l’inverse ! Mais vous aurez réalisé votre propre expérience. A faible vitesse, et au fur et à mesure que le ventilateur ralentit, vous verrez les couleurs réapparaitre 4- L’ombre Une ombre est une zone sombre créée par l'interposition d'un objet opaque (ou partiellement opaque) entre une source de lumière et la surface sur laquelle se réfléchit cette lumière. Elle se matérialise par une silhouette sans épaisseur. Une ombre portée contient la couleur complémentaire de la source de lumière qui la crée. La taille de l'ombre portée dépend de la taille de l'objet intercalé et de sa distance relative de la source de lumière. Plus l'objet est près de la source de lumière, plus la zone d'ombre sera grande. Son intensité dépend de la proportion de la lumière apportée par la source masquée. Si la source masquée est la seule source présente, alors la zone à l'ombre est dans l'obscurité totale. En dessin technique, et de façon conventionnelle, on accepte que l'ombre projetée par le soleil soit le résultat de rayons incidents parallèles qui vont générer une ombre portée par l'objet sur le plan sur lequel il est posé, et une ombre propre créée sur les faces de l'objet qui sont soustraites aux rayons incidents.
Des sources d'éclairage ponctuelles (spots, appareils d'éclairage, luminaires, etc.) vont générer un cône de rayons incidents dont la projection de l'ombre va dépendre de la position relative de la source par rapport à l'objet soumis aux rayons lumineux Pour des sources non ponctuelles, on distingue des zones d'ombre, de pénombre et d'anté-ombre. Plus la source est large et plus le support de l'ombre est éloigné de l'objet qui masque la lumière, plus la zone de pénombre est étendue et plus le contour de l'ombre est estompé. Différents stades d'ombre
Ombre portée d'une planète Exemple d'ombre, pénombre et ante-ombre en dehors de l'astronomie. L'astronome nomme éclipse la situation dans laquelle un astre porte son ombre sur un autre. Il s'agit d'un cas typique de source étendue (non-ponctuelle). La figure ci-dessus illustre les cônes d'ombre et d'ante-ombre ainsi que les zones de pénombre. On y voit les zones suivantes : • Ombre : le soleil est complètement occulté par la planète • Pénombre : le soleil est partiellement occulté par la planète • Anté-ombre : la planète étant plus petite que le soleil, si l'on se place à une distance suffisante, sa taille ne suffit plus à occulter l'astre. On parle respectivement de pénombre propre et pénombre portée comme d'ombre propre et d'ombre portée. Comme pour l'ombre, en l'absence de précision c'est « portée ». Utilisation de l'ombre Confort
La haie ou recherchée par l'homme l'arbre isolé offrent une ombre Détermination de l'heure Cadran solaire et l'animal lorsqu'il fait chaud à Saint-Rémy de Provence Selon les régions et les pays, les architectes, depuis l'antiquité, cherchent à diminuer ou augmenter les parties de la maison ou de la cité qui seront à l'ombre. De même l'agriculture traditionnelle et le nomadisme ont-ils conservé des haies et des arbres pour que leurs troupeaux puissent se protéger de l'ardeur du soleil à leur ombre. Le cadran solaire utilise depuis l'antiquité l'ombre naturelle d'une barre exposée au soleil pour mesurer le passage du temps selon la position du soleil. Détermination de la taille d'objet Sur une photographie verticale aérienne ou satellitaire géo référencée et horodatée, la taille des bâtiments ou d'objets divers (pylônes, ponts, arbres..) peut être déterminée à partir de celle de leur ombre. L'analyse comparée de photos prises à des heures différentes donne également une indication de leur forme générale. Une utilisation célèbre de l'ombre a été faite par Thalès pour mesurer la taille des pyramides (voir l'article sur le Théorème de Thalès). 5- La lumière dans le Coran Il est important de souligner d’emblée, que le Coran fait bien la distinction entre la lumière et le corps lumineux, d’une façon générale, et l’élément radiant, (cierge lampe ou soleil) d’une façon particulière. Il oppose souvent le blanc au noir, et oppose surtout la lumière aux ténèbres comme deux éléments contradictoires d’une même paire. Il oppose également le jour à la nuit et l’ombre à la lumière. Voici ses termes exacts selon leur usage : Il a fait du soleil une source de lumière (Dhya’an) et de la lune une lumière (nouran). (S10-V5) Il y plaça un cierge et une lune éclairante (S25-V61) Il fit de la lune une lumière et du soleil un cierge (S71-V16) Et nous avons créé un cierge radiant. (S78-V13) La science et les dernières découvertes ont bien confirmé la pertinence de la terminologie coranique : toutes ces notions de lumière et d’obscurité sont vues dans une perspective universelle du système soleil-terre-lune-étoiles. Nous allons le voir dans un instant. Tout les éléments de notre galaxie tournent ; (Youkaouirou) la terre tourne autour du soleil, le soleil tourne autour du centre de sa galaxie, le soleil est un astre en combustion, il se consume et éclaire comme un cierge ; la lune réfléchit sa lumière. Les ombres et les couleurs, sont mises en évidence par le soleil, comme source élèmentaire de notre système cosmique. Nous verrons avec plus de détail dans le tableau en Annexe, les multiples usages des expressions optiques par le Coran : Dhaw, Dhia, Nour ou Lumière, clarté – Dhalam, moudhlimoun, Dhouloumat, ou ténèbres- Laïl ou nuit – Dhilloun, Dhaliloun ou ombre, ombrageux. Toutes ces expressions sont assimilée soit à des couleurs, soit à leur synthèse dans la lumière du jour, ou ou encore à l’obscurité de la nuit et du néant. 6- Les couleurs dans le Coran Comme nous pouvons le voir dans le tableau récapitulatif ci-dessous, chaque couleur, symbolise un état de fait dans notre monde d’Ici-bas ou dans l’Au-delà. Manifestement Allah a décidé des préférences pour certaines couleurs. Essayons de dévoiler cette symbolique et ces préférence, en ayant présent à l’esprit leur signification pour nous et pour les êtres vivants : a- Le Blanc : Couleur de synthèse qui reflète toutes les longueurs d’onde, le blanc est la couleur de la lumière visible, du jour, du linceul et de la tenue au pèlerinage qui en dérive. C’est la couleur des cheveux à la vieillesse. C’est la couleur des visages heureux le jour du Jugement Dernier et au Paradis. Les végétaux blancs sont rares b- Le noir C’est également une couleur de synthèse absorbant toutes les longueurs d’ondes visibles. A la création, l’univers était noir, sans lumière. C’est la couleur du carbone élément de base de la matière vivante. C’est la couleur des cheveux à la naissance. Les végétaux noirs sont quasiment inexistants. En Enfer, tout est noir, le feu, la flamme, la fumée et les visages des damnés. Ceux-ci bleuissent puis noircissent dès le début du Jugement ; c’est le signe annonciateur du supplice. A l’opposé du blanc, le noir semble symboliser la colère d’Allah ; il la lève par sa miséricorde et sa lumière. La nuit noire, symbolise le temps d’une mort passagère, une période de repos ! L’ombre qui matérialise une interception de la lumière, notamment celle du soleil, représente une protection relaxante en période de chaleur. Elle fait partie des jouissances au Paradis. Il semble donc que dans l’au-delà, lorsque les cieux seront changés en d’autres cieux et la terre en une autre terre, (S-V), le soleil et ses ombres feront la joie des heureux au Paradis, et le supplices des condamnés à l’Enfer. c- Le Vert Couleur de la végétation, il symbolise la vie par la présence de l’eau élément de base de tout être vivant. C’est la couleur du Paradis, jardins d’Eden, arbres fruitiers, habits en soie, divans brocarts et tapis. C’est une couleur psychiquement reposante surtout par ses nuances. Elle est éternelle dans l’au-delà, mais éphémère sur terre. d- Le Jaune (ou le pâle) Voisin du Vert dans le spectre visible, il matérialise le manque ou l’absence de l’élément de vie. La verdure sèche comme tout être vivant quand elle manque d’eau ; elle pâlit et jaunit. C’est toutefois la couleur de l’or et de l’étincelle, symbole de l’énergie et de la richesse. e- Le bleu Proche du noir, matérialise le manque d’oxygène et l’asphyxie. Nuancé, il donne la couleur du ciel, un autre élément de notre univers qui comporte le soleil, source de vie et la lune repère du temps. f- Le Rouge A la base du spectre visible, matérialise l’énergie, la couleur du sang, de la rose éphémère et des roches perpétuelles. Et, en revenant à ce fameux Verset géologique (S35-V27/28) qui présente les couleurs des roches montagneuses comme une merveille d’Allah, on se rend compte que le Coran cite ces couleurs dans l’ordre chronologique que les scientifiques de nos jours ont donné au classement des périodes géologiques : Les roches calcique blanches ont été les premières à émerger des océans, suivies des colorations rouges, données par les oxydes dissous dans les eaux de ruissellement. Les dernières citées sont les roches noires de l’ère carbonifère. (Cf périodes géologiques « http://fr.wikipedia.org/wiki/P%C3%A9riode_g%C3%A9ologique ») Les couleurs de base du spectre visible autant synthétique qu’additif sont au nombre de trois. Leur total est au nombre de six. C’est également le nombre des Versets qui citent le terme "couleurs" au pluriel, dans son sens le plus large et qui signifie : couleur, espèce, genre, type, nuance … Et comme rien n’est fortuit dans le Coran, on ne peut que souligner cette merveille scientifique vielle de 15 siècles ! Annexe Tableau des couleurs dans le Coran
Par : Samira Bouaïcha et Mohamed Messen
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